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jeudi 18 juillet 2013

Jeudi 18 juillet


Projection à 11h
dans le cadre de la journée exceptionnelle consacrée à l'Orchestre National de France


DE MEMOIRE D'ORCHESTRE. 
L'ORCHESTRE NATIONAL DE FRANCE ET LA MUSIQUE FRANCAISE.

Un film écrit par Christian Labrande
Réalisé par Philippe Béziat



Le 18 janvier 1934, sous l'impulsion de Jean Mistler, alors ministre des Postes du gouvernement  Sarraut et fin mélomane, la Radio française créait son premier orchestre symphonique permanent sous le nom d'Orchestre national de la Radiodiffusion française. L'orchestre fut ensuite rebaptisé « Orchestre national de l'ORTF » à la création de l'établissement public en 1964 puis, lors de son démantèlement en 1974, « Orchestre National de France ».
Désiré-Émile Inghelbrecht, premier chef titulaire, avait largement institué les couleurs musicales de l'orchestre et, notamment, la place éminente à la musique française réservée traditionnellement dans ses programmes, en particulier celle de Claude Debussy et Maurice Ravel ainsi que d’Hector Berlioz, Francis Poulenc,  Emmanuel Chabrier et Albert Roussel. Après la guerre, Manuel Rosenthal, André Cluytens, Roger Désormière, Charles Munch, Maurice Le Roux et Jean Martinon prolongèrent largement cette tradition. À Sergiu Celibidache, premier chef invité de 1973 à 1975, succéda Lorin Maazel devenu directeur musical de l’Orchestre. Puis, de 1989 à 1998, Jeffrey Tate occupa le poste de premier chef invité et  de 1991 à 2001, Charles Dutoit, celui de directeur musical. À partir de septembre 2002, Kurt Masur assura la direction musicale de l’Orchestre pendant six saisons avant d’en devenir le directeur musical honoraire en septembre 2008, date à laquelle Daniele Gatti fut appelé à prendre sa succession  comme directeur musical, actuellement pour un second mandat qui s’achèvera en  2017.
L’Orchestre national de France doit s’enorgueillir d’avoir créé des œuvres musicales majeures du XXe siècle : «  Le Soleil des eaux » de Pierre Boulez  (seconde version en  1950), la création française de la  « Turangalila-Symphonie d’Olivier Messiaen (1950), « Déserts » d’Edgar Varèse, dont l’exécution déclencha un mémorable scandale (1954), ou «  Jonchaies » de Iannis Xenakis (1977), ainsi que, de Henri Dutilleux, plusieurs œuvres importantes : la « Première Symphonie » (1951), « Timbres, Espace, Mouvement » (1978), le Concerto « L’Arbre des Songes », avec Isaac Stern en soliste (1985), le nocturne pour violon et orchestre «  Sur le même accord » (2003, création française, avec Anne-Sophie Mutter), Correspondances pour voix et orchestre (2004, création de la version révisée) et, plus récemment, Le Temps l’Horloge sous la direction de Seiji Ozawa, avec Renée Fleming (2008).

A l’occasion du 70e anniversaire de l’Orchestre National de France en  2004, ARTE avait souhaité rendre hommage à l’Orchestre, en commandant un documentaire inédit retraçant son histoire. Une démarche intelligente car très rares sont les films consacrés à des portraits d’orchestres français.
« De mémoire d’orchestre » propose un florilège d’archives filmées couvrant près de cinquante années de la vie musicale de l’ONF, documents commentés et mis en perspective par Kurt Masur, alors directeur musical de l’Orchestre. La confrontation du passé et du présent de l’ONF est également évoquée à travers les commentaires de trois générations de musiciens du « National » : Guy Dangain, Liliane Rossi, Jacques Duhem, Sarah Nemtanu, Jean-Paul Quennesson, Emmanuel Curt. Ces témoignages sont complétés par ceux du compositeur Henri Dutilleux, récemment disparu et de l’historien et musicologue François Porcile.



L'AUTEUR
C h r i s t i a n  L a b r a n d e 


 Né le 14 janvier 1948 à Paris, Christian Labrande est le directeur de la société de programmation et de production Classifilms. Depuis 1988, Christian Labrande est responsable des programmations Musique filmée et « Classique en images » à l’Auditorium du Louvre. Il organise les reprises de ces manifestations à Amsterdam (NFM), New York (Lincoln Center), Londres (Barbican Center, Kings Place), Tokyo, Lucerne, Barcelone…. Il est également responsable de la programmation de musique filmée du Lincoln Center à New York.
Parallèlement à son activité de programmateur, Christian Labrande travaille, à partir de 1992 en collaboration avec la télévision. Il a été l’initiateur et l’auteur de la série « Musicarchives » sur Arte, puis de la série « Musiciens en herbe » sur Mezzo. Auteur de plusieurs documentaires sur la musique - L’Art du Chant (2 x 52’) et de L’Art du Piano diffusé en 1995, Berlioz, les Nuits d’Eté diffusé en 2003, Mémoire d’un Orchestre (2 x 43’) diffusé en 2005 sur ARTE, il a également participé à la création de la collection de dvd « Classique Archives » chez Emi, puis producteur. Il produit notamment, en 2006, la captation de l’intégrale de la Tétralogie de Richard Wagner dans la mise en scène de Robert Wilson.
En 2008, il est l’auteur et le producteur de Ivry Gitlis, le violon sans frontières (60’) pour ARTE et l’auteur de Les 60 ans du Festival d’Aix-en-Provence de Philippe Béziat (60’), diffusion sur Arte en juillet 2008.
Distinction : il a reçu à trois reprises le Grand prix de la critique musicale pour la meilleure diffusion musicale audiovisuelle. 

Biographie de Classifilms


LE REALISATEUR
P h i l i p p e  B é z i a t

Philippe Béziat a réalisé de nombreux films documentaires tels que Passions d’opéra – 60 ans d’art lyrique à Aix-en-Provence (2008, 55′ pour l’Ina, Arte et France 2), De mémoire d’orchestre avec l’Orchestre National de France (2004, 2 x 43′ pour Arte), Mozart, Ligeti et Le Banquet (2001, 52′ pour Mezzo). Son travail documentaire lui a permis de travailler avec le chef et claveciniste italien Rinaldo Alessandrini, pour les Gloria de Vivaldi (2010, 43′ pour Arte), Rinaldo Alessandrini enregistre les Concertos Brandebourgeois (2005, 43′ pour naïve, Mezzo et Classica) et, tout récemment Les Quatre Saisons d’Antoine (2012, 35′, France 3) coréalisé avec gordon. Avec le concours de Marc Minkowski, il a réalisé Les musiciens du Louvre – Paroles d’orchestre (2003, 52′ pour France 2), Marc Minkowski répète La Belle Hélène (2000, 26′ pour Mezzo), Pour Sainte-Cécile (2009, 88′ pour Arte), Berlioz à Versailles (2011, 90’, pour Arte) et le documentaire-opéra Pelléas et Mélisande, le chant des aveugles dans une mise en scène d’Olivier Py, sorti en salle en mars 2009.
Lors de l’édition 2007 du Verbier Festival, Philippe Béziat réalise la diffusion en direct sur le web de 11 concerts. Il a par ailleurs fait les captations de La pietra del paragone, de Gioacchino Rossini, mise en scène de G.B.Corsetti et Pierrick Sorin (dont le DVD a reçu le Diapason d’Or), Des Ring des Nibelungen, de Richard Wagner et Pelléas et Mélisande, de Claude Debussy, tous deux dans des productions de Robert Wilson, Tourbillons de Georges Aperghis et Olivier Cadiot, Ta Bouche de Maurice Yvain et Docteur Ox de Jacques Offenbach par la compagnie Les Brigands, Les Contes d’Hoffmann mis en scène par Olivier Py et dernièrement Caligula de Nicolas Le Riche et Guillaume Gallienne ainsi que Ring Saga, version de l’Anneau du Nibelung de Richard Wagner mise en scène par Antoine Gindt.
Philippe Béziat a également réalisé plusieurs courts-métrages de fiction. En février 2012 est sorti en salle son film Noces relatant la relation entre Ramuz et Stravinsky autour de la création de la pièce éponyme. En octobre de la même année sort Traviata et nous, un documentaire-opéra sur le travail de mise en scène conduit par Jean-François Sivadier, dans le cadre du Festival d’Aix-en-Provence 2011, avec Natalie Dessay ainsi que Louis Langrée à la tête du London Symphony Orchestra, présenté notamment au 50e Festival du Film de New York.

Biographie de ManiFeste 2013 - Ircam


L'INTERVENANT
L u c  H é r y
Né en 1961, Luc Héry entre au Conservatoire national supérieur de Paris en 1975. Il étudie le violon dans la classe de Pierre Doukan, et la musique de chambre dans celle de Jean Hubeau. Il obtient un premier prix dans ces deux disciplines en 1980, et au cours de son troisième cycle de violon remporte le troisième prix au Concours international Tibor Varga, à Sion, en 1983. En 1984, il est admis à l’Orchestre de l’Opéra de Paris. Deux ans plus tard, il entre à l’Orchestre national de France, comme chef d’attaque des seconds violons, avant d’être nommé premier violon solo de la même formation en 1991. Parmi les prestations de Luc Héry comme soliste, citons en 1996 l’interprétation du Concerto de Dutilleux avec l’Orchestre national sous la direction de Lawrence Foster et, en mai 2000, la Symphonie concertante de Mozart avec Nicolas Bône (alto solo de l’Orchestre national), toujours avec l’Orchestre national, dirigé par Evgueni Svetlanov. Luc Héry pratique régulièrement la musique de chambre dans le cadre de la saison de Radio France. Il a enregistré pour Harmonia Mundi les Quintettes de Brahms et de Mozart, avec les solistes de l’Orchestre national de France.  



Luc Héry était l'invité cette semaine de Les petites histoires (vraies) de l'Orchestre National de France par Clément Rochefort sur France Musique  



RENCONTRE-DEBAT
a v e c   l e   p u b l i c


Présentation de la séance














Rencontre avec le public



D E S   L I E N S
p o u r   a l l e r   p l u s   l o i n