PORTRAITS DE PIERRE BOULEZ
ECLAT, un film de Frank Scheffer
SUR INCISES, un film de Andy Sommer et Hélène Jarry
La filmographie de documentaires consacrés à Pierre
Boulez et à son œuvre est particulièrement riche et accompagne une trajectoire,
toute une carrière multiforme et cosmopolite, sur près de 50 ans.
C’est que Pierre Boulez appartient à une génération
de compositeurs pour lesquels l’image filmée et la télévision, comme pour
Karlheinz Stockhausen ou Luciano Berio, sont arrivées suffisamment tôt pour
donner une dimension largement panoramique de l’évolution du compositeur à
travers sa parole publique : les commentaires et entretiens sur son œuvre,
son activité de chef d’orchestre, de pédagogue, d’homme d’institutions,
d’écrivain et de penseur. Dès 1965, avec un premier portrait documentaire
proposé par Michel Fano, un réalisateur, ami et condisciple de Pierre Boulez.
Suivront de nombreux films proposés par la BBC, la BR, la SWR, Arte Allemagne
et, à l’initiative de producteurs français, « Naissance d’un geste »
d’Olivier Mille (1988), « Boulez, XXe siècle » de Nat Lilenstein
(1988) ou encore « A la recherche de Pierre Boulez » de Gérald
Caillat (2005).
Les deux films choisis illustrent ici le compositeur et l’importance
qu’il accorde à la médiation, à l’explication, à la clarification de ses
convictions.
Le premier documentaire réalisé par Frank Scheffer (dont un autre film,
sur Igor Stravinsky, a été projeté dans ce même cycle le 15 juillet) met en
scène, autour d’Ed Spanjaard, chef du Netherland’s Nieuw Ensemble et du
pianiste John Snijders, « Eclat », une pièce de 1965.
L’oeuvre est une véritable étude de résonance pour 15 instruments, un éclatant
joyau de précision et de rationalité, un mélange des plus colorés de liberté
des formes et d'ordre sériel. D'abord attentif à la disposition des
quinze interprètes – pour qu'ils ne se gênent pas mutuellement -, le
compositeur revient sur la structure de l'œuvre construite en cycles, mais surtout
sur sa façon de la diriger, comme ces suggestions teintées d’humour qu'il
formule à certains instrumentistes pour en obtenir le son adéquat...
« Eclat » pourrait être défini comme un "concerto pour
chef d'orchestre" où les musiciens de l'ensemble jouent en
semi-improvisation, suivant des recommandations inscrites en encadré sur la
partition de Boulez. Avec ce matériel, le chef "compose" et contrôle
le travail de l'orchestre grâce à une série d'outils à la fois précis et
complexes, décidant quel musicien doit intervenir ainsi que ce qu'il doit
jouer.
Le second documentaire d’Andy Sommer et Hélène
Jarry est une leçon de musique donnée par Pierre Boulez avec le concours de
musiciens de l’Ensemble Intercontemporain. « C’est devant un public de
jeunes lycéens, indique Hélène Jarry, que le compositeur présentait son œuvre
« Sur Incises », la dernière qu’il ait composée au moment du tournage
du film réalisé en 1998. Cette pièce est représentative de la démarche qui
pousse le compositeur à reconsidérer des pièces achevées pour en faire le germe
de nouvelles créations. Ainsi, « Incises », courte pièce pour piano a
donné naissance à « Sur Incises » pour 3 pianos, 3 harpes et 3
percussions. Sans vocabulaire technique, mais avec les images évocatrices que
lui fait trouver son intuition pédagogique, Pierre Boulez donne des repères
pour une première écoute… »
Texte du programme des films
Né en 1956 à
Venlo aux Pays-Bas, Scheffer suivit les cours de l’Académie de Design
Industriel de Eindhoven, de l’Académie des Beaux-Arts « Vrije
Academie » de La Haye et obtint son diplôme de l’Académie Néerlandaise du
Cinéma d’Amsterdam en 1982.
LES REALISATEURS
A n d y S o m m e r
Filmographie
DOCUMENTAIRES
BARENBOIM ON
BEETHOVEN
IN THE HEART OF MUSIC
LE
CAS H. BERLIOZ
GERARD MOTIER ? VOCATION OPERA
GERARD MOTIER ? VOCATION OPERA
UNE LECON DE PIERRE
BOULEZ A LA RECHERCHE DE SCHUBERT
A LA RECHERCHE DE
BEETHOVEN
OMBRA MAI FU
PELLEAS ET
MELISANDE, UN AUTRE REGARD
NATHALIE DESSAY A
VIENNE
PASSIONS LYRIQUES A
VIENNE
UN IMPRESARIO A NEW YORK, H.H. BRESLIN
SALZBOURG, UNE
UTOPIE
CAPTATIONS OPERAS
LOUISE
(mise en scène André Engel)
AIDA (mise en scène
Nicolas Joël)
TRISTAN ET ISOLDE
(mise en scène Olivier Py)
LES MAÎTRES
CHANTEURS ( José van Dam, mise en scène N.Lehnhoff)
LE BALCON (de Peter
Eötvös - mise en scène Stanislas Nordey)
FILMS-CONCERTS / CAPTATIONS CONCERTS
ACCENTUS – LAURENCE
EQUILBEY - TRANSCRIPTIONS
CONCERT DU NOUVEL AN
2006
32 SONATES DE
BEETHOVEN (DANIEL BARENBOIM)
INTREGALE DE
CONCERTO POUR VIOLON ET ORCHESTRE
MAHLER A LA MONTAGNE
SAINTE VICTOIRE
LA ROQUE D’ANTHERON
(en studio)
CONCERTO NIGHT-Festival de Verbier
BIRTHDAY EXTRAVAGANZA-Festival de Verbier
REQUIEM – BERLIOZ
HAROLD EN ITALIE (BERLIOZ)
LA ROQUE D’ANTHERON (en studio)
REQUIEM – BERLIOZ
HAROLD EN ITALIE (BERLIOZ)
LA ROQUE D’ANTHERON (en studio)
2 CONCERTS SCHUBERT
SUR INCISES – PIERRE
BOULEZ
SYMPHONIE FANTASTIQUE (BERLIOZ) Concert-film avec l'Orchestre de Paris et Christoph Eschenbach
SYMPHONIE FANTASTIQUE (BERLIOZ) Concert-film avec l'Orchestre de Paris et Christoph Eschenbach
CAPTATIONS THEATRE
CYRANO DE BERGERAC
(mise en scène Denis Podalydès)
Source : Idéale Audience
H é l è n e J a r r y
Professeur agrégée
d'Education musicale, Hélène Jarry a exercé les fonctions de conseillère pour
la musique au département arts et culture du Scérén/CNDP (Centre national de
Documentation Pédagogique) puis est devenue directrice de ce département
jusqu’en 2005.
Ses activités de
formatrice en musique à l’IUFM de Paris, de présentatrice de concerts pour le
jeune public et de productrice d'émissions sur France-Musique et France-Culture
l’ont conduite à s’impliquer dans des productions audio-visuelles de
sensibilisation à la musique.
Elle est auteur ou
coordinatrice, pour le CNDP, de plusieurs films diffusés sur France 5, et des
DVD Chanter en classe et en chœur (2002), Wolfi, (2003), De Bouche à
oreilles (2004).
Elle est auteur, avec
le réalisateur Andy Sommer, du film « Une leçon de musique de Pierre
Boulez : sur Incises » (2000), produit par Idéale Audience.
Elle exerce par
ailleurs des activités de critique musicale.
Source : Idéale Audience
F r a n c k S c h e f f e r
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| DR Idéale Audience |
Il commença sa
carrière de réalisateur avec un documentaire sur Francis Ford Coppola,
« Zoetrope People » avec, entre autres, Wim Wenders et Tom Waits. Ce
film fut suivi par un portrait du Dalaï Lama qu’il réalisa en collaboration
avec la performeuse Marina Abramovic. Cette dernière le présenta au compositeur
américain John Cage qui devint une grande source d’inspiration pour lui. A
cette époque, il avait également rencontré le compositeur américain Elliott
Carter dont il admirait la musique. Ces rencontres l’amenèrent à faire son
premier documentaire sur la musique contemporaine en 1987 :
« Time is Music ».
Depuis lors, Frank Scheffer a réalisé plus de
vingt documentaires sur la musique dont la plupart ont été produits par sa
société, Allegri Film.
Les films de
Scheffer constituent un panorama des plus grands compositeurs du 20ème
siècle - de Conducting Mahler (1996)
qui a pour thème le Festival Mahler de 1995 à Amsterdam avec Claudio Abbado,
Riccardo Chailly, Riccardo Muti et Sir Simon Rattle, à The Final Chorale (1990) sur la Symphonie
pour instruments à vents d’Igor Stravinsky, et Five Orchestral Pieces (1994) sur le célèbre Opus 16 d’Arnold
Schönberg.
Parmi ses autres
sujets de documentaires, on retrouve Pierre Boulez (Eclat, 1993), John Cage (From
Zero, 1995), Karlheinz Stockhausen (Helikopter
String Quartet 1996), Louis Andriessen (The
Road, 1997), ainsi que Luciano Berio et son chef-d’œuvre Sinfonia (Voyage to Cythera, 1999).
En 1999, Scheffer
créa également une vidéo d’ambiance sur Music
for Airports de Brian Eno. Cette composition électronique fut adaptée pour
des instruments classiques par les fondateurs de « Bang on a Can »,
Julia Wolfe, Michael Gordon, David Lang et Evan Ziporyn. Le film In the Ocean (2001), qui porte sur les
compositeurs new-yorkais contemporains, est consacré à Steve Reich, Philip
Glass, Brian Eno et aux fondateurs de « Bang on a Can ».
Parmi les autres
oeuvres de Scheffer figurent plusieurs films explorant en détail la vie et le
travail de divers compositeurs. Il a ainsi suivi et filmé Elliott Carter 25 ans
durant pour aboutir à A Labyrinth of Time
(2004), film maintes fois primé. Cette œuvre est un portrait unique du
compositeur tout autant qu’une vue de l’histoire du modernisme au 20ème
siècle. Tea (2005), basé sur l’opéra Tea du compositeur chinois Tan Dun, lui
a donné l’occasion de travailler comme scénographe vidéo.
Biographie de Idéale Audience
Après
des études en classe de mathématiques spéciales à Lyon, il se tourne
vers la musique en 1942 et s’installe à Paris où il sera admis, deux ans
plus tard, dans la classe d’harmonie d’Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique. Il obtient un Premier Prix en 1945.
En
1946, nommé directeur de la musique de scène de la Compagnie
Renaud-Barrault, il dirige des partitions de Auric, Poulenc, Honegger et
de lui-même. Il compose la Sonatine pour flûte et piano, la Première Sonate pour piano et la première version du Visage nuptial pour soprano, alto et orchestre de chambre, sur des poèmes de René Char. Dès lors, sa carrière de compositeur s’affirme.
En 1951, il se livre à des expériences aux studios de musique concrète de Pierre Schaeffer à Radio France, qui ont donné naissance à deux études de musique concrète.
En
1953 naissent les Concerts du Petit Marigny qui prendront l’année
suivante le nom de Domaine Musical, dont il assurera la direction
jusqu’en 1967.
Aux
cours d’été à Darmstadt entre 1954 et 1965, il prononce de nombreuses
conférences, aboutissant à la parution de sa monographie, Penser la musique aujourd’hui (1963). Il s’y affirme avec Stockhausen, Berio, Ligeti et Nono comme une des plus fortes personnalités de sa génération.
En 1966, sur l’invitation de Wieland Wagner, il dirige Parsifal à Bayreuth, puis Tristan et Isolde au Japon.
En
1969, Pierre Boulez dirige pour la première fois l’Orchestre
philharmonique de New York, dont il prendra la direction de 1971 à 1977,
succédant à Leonard Bernstein.
Parallèlement, il est nommé chef permanent du BBC Symphony Orchestra à Londres, fonction qu’il assume de 1971 à 1975.
À
la demande du président Georges Pompidou, Pierre Boulez accepte de
fonder et de diriger l’lnstitut de recherche et coordination
acoustique/musique (Ircam), qui ouvrira ses portes à l’automne 1977.
En
1975, Michel Guy, secrétaire d’Etat aux Affaires culturelles, annonce
la création de l’Ensemble intercontemporain (EIC), dont la présidence
est confiée à Pierre Boulez.
En 1976, il est invité à Bayreuth pour diriger la Tétralogie
de Wagner, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, pour la
célébration du centenaire du « Ring ». Cinq années de suite, il dirigera
cette production, qui sera ensuite enregistrée sur disque et en
cassette vidéo.
Professeur au Collège de France entre 1976-1995, il est également l’auteur de nombreux écrits sur la musique.
En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de Lulu, d’Alban Berg, à l’Opéra de Paris.
Parallèlement,
Pierre Boulez s’associe à d’autres projets importants pour la diffusion
de la musique, telles les créations de l’Opéra Bastille et de la Cité
de la musique à La Villette.
En 1988, il réalise une série de six émissions télévisées : « Boulez XXe siècle ». Dans le cadre du festival d’Avignon, il dirige Répons
à la carrière Boulbon et est le compositeur invité du centre Acanthes, à
Villeneuve-lès-Avignon, où il donne une série de cours de direction
d’orchestre.
En
1992, Pierre Boulez décide de quitter la direction de l’Ircam pour se
consacrer à la direction d’orchestre et à la composition. Il signe un
contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et continue son imposante
discographie avec les plus grands orchestres.
En août de la même
année, le festival de Salzbourg lui consacre une programmation
exhaustive consistant en concerts avec l’Ensemble intercontemporain et
l’Ircam, et avec des formations symphoniques.
Pierre
Boulez est invité régulièrement aux festivals de Salzbourg, de Berlin
et d’Édimbourg, et titulaire de nombreux prix tels les prix Grawemeyer,
Polar, Siemens et le prix Glenn Gould.
Ses principales œuvres réalisées à l’Ircam sont Répons (1981-1988) pour six solistes, ensemble et ordinateur, créée dans sa version finale lors du festival d’Avignon en 1988 ; Dialogue de l’ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation, ...explosante-fixe... pour flûtes, ensemble et ordinateur (1991-1993) et Anthèmes 2 (1997), pour violon et dispositif électronique.
Ses dernières compositions sont sur Incises, créée en 1998 au Festival d’Édimbourg, et Dérive 2, dont la dernière version a été créée en juillet 2006 au au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence.
© Ircam-Centre Pompidou, 2008
Sources
- Paul GRIFFITHS, Boulez, Oxford Studies of Composers, vol. XVI, London, Oxford University Press, 1978.
- G. William HOPKINS, et Paul GRIFFITHS, “Boulez, Pierre”, in The New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2e éd., Stanley Sadie et John Tyrell (éd.), Londres, Macmillan Publishers, vol. IV, 2001, p. 98-108.
- Dominique JAMEUX, Boulez, Paris, Fayard, 1985.
- Joan PEYSER, Boulez: Composer, Conductor, Enigma, New York, Schirmer Books, 1976.
Biographie tirée de la Base de Documentaire sur la Musique Contemporaine de l'Ircam
- See more at: http://filmssacem2011.blogspot.fr/2011_07_19_archive.html#sthash.rsXQLwXi.dpuf
P I E R R E B O U L E Z
Compositeur et chef d'orchestre français né le 26 mars 1925 à Montbrison, Loire. Après des études en classe de
mathématiques spéciales à Lyon, il se tourne vers la musique en 1942 et
s’installe à Paris où il sera admis, deux ans plus tard, dans la classe
d’harmonie d’Olivier Messiaen au Conservatoire de Paris. Andrée Vaurabourg lui enseignera ensuite le contrepoint, Olivier Messiaen la composition et René Leibowitz la technique dodécaphonique. Il obtient un Premier Prix en 1945.
En 1946, nommé directeur de la musique
de scène de la Compagnie Renaud-Barrault, il dirige des partitions de
Auric, Poulenc, Honegger et de lui-même. Il compose la Sonatine pour flûte et piano, la Première Sonate pour piano et la première version du Visage nuptial pour soprano, alto et orchestre de chambre, sur des poèmes de René Char. Dès lors, sa carrière de compositeur s’affirme.
En 1951, il se livre à des expériences aux studios de musique concrète de Pierre Schaeffer à Radio France, qui ont donné naissance à deux études de musique concrète.
En 1953 naissent les Concerts du Petit
Marigny qui prendront l’année suivante le nom de Domaine Musical, dont
il assurera la direction jusqu’en 1967.
Aux cours d’été à Darmstadt entre 1954
et 1965, il prononce de nombreuses conférences, aboutissant à la
parution de sa monographie, Penser la musique aujourd’hui (1963). Il s’y affirme avec Stockhausen, Berio, Ligeti et Nono comme une des plus fortes personnalités de sa génération.
En 1966, sur l’invitation de Wieland Wagner, il dirige Parsifal à Bayreuth, puis Tristan et Isolde au Japon.
En 1969, Pierre Boulez dirige pour la
première fois l’Orchestre philharmonique de New York, dont il prendra la
direction de 1971 à 1977, succédant à Leonard Bernstein.
Parallèlement, il est nommé chef permanent du BBC Symphony Orchestra à Londres, fonction qu’il assume de 1971 à 1975.
À la demande du président Georges
Pompidou, Pierre Boulez accepte de fonder et de diriger l’lnstitut de
recherche et coordination acoustique/musique (Ircam), qui ouvrira ses
portes à l’automne 1977.
En 1975, Michel Guy, secrétaire d’Etat
aux Affaires culturelles, annonce la création de l’Ensemble
intercontemporain (EIC), dont la présidence est confiée à Pierre Boulez.
En 1976, il est invité à Bayreuth pour diriger la Tétralogie
de Wagner, dans une mise en scène de Patrice Chéreau, pour la
célébration du centenaire du « Ring ». Cinq années de suite, il dirigera
cette production, qui sera ensuite enregistrée sur disque et en
cassette vidéo.
Professeur au Collège de France entre 1976-1995, il est également l’auteur de nombreux écrits sur la musique.
En 1979, il dirige la première mondiale de la version intégrale de Lulu, d’Alban Berg, à l’Opéra de Paris.
Parallèlement, Pierre Boulez s’associe à
d’autres projets importants pour la diffusion de la musique, telles les
créations de l’Opéra Bastille et de la Cité de la musique à La
Villette.
En 1988, il réalise une série de six émissions télévisées : « Boulez XXe siècle ». Dans le cadre du festival d’Avignon, il dirige Répons
à la carrière Boulbon et est le compositeur invité du centre Acanthes, à
Villeneuve-lès-Avignon, où il donne une série de cours de direction
d’orchestre.
En 1992, Pierre Boulez décide de quitter
la direction de l’Ircam pour se consacrer à la direction d’orchestre et
à la composition. Il signe un contrat d’exclusivité avec Deutsche
Grammophon et continue son imposante discographie avec les plus grands
orchestres.
En août de la même année, le festival de Salzbourg lui
consacre une programmation exhaustive consistant en concerts avec
l’Ensemble intercontemporain et l’Ircam, et avec des formations
symphoniques.
Pierre Boulez est invité régulièrement
aux festivals de Salzbourg, de Berlin et d’Édimbourg, et titulaire de
nombreux prix tels les prix Grawemeyer, Polar, Siemens et le prix Glenn
Gould.
Ses principales œuvres réalisées à l’Ircam sont Répons (1981-1988) pour six solistes, ensemble et ordinateur, créée dans sa version finale lors du festival d’Avignon en 1988 ; Dialogue de l’ombre double (1985) pour clarinette, bande et dispositif de spatialisation, ...explosante-fixe... pour flûtes, ensemble et ordinateur (1991-1993) et Anthèmes 2 (1997), pour violon et dispositif électronique.
Ses dernières compositions sont sur Incises, créée en 1998 au Festival d’Édimbourg, et Dérive 2, dont la dernière version a été créée en juillet 2006 au au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence.
© Ircam-Centre Pompidou, 2008
Sources
* Paul GRIFFITHS, Boulez, Oxford Studies of Composers, vol. XVI, London, Oxford University Press, 1978.
* G. William HOPKINS, et Paul GRIFFITHS, “Boulez, Pierre”, in The New Grove Dictionary of Music and Musicians, 2e éd., Stanley Sadie et John Tyrell (éd.), Londres, Macmillan Publishers, vol. IV, 2001, p. 98-108.
* Dominique JAMEUX, Boulez, Paris, Fayard, 1985.
* Joan PEYSER, Boulez: Composer, Conductor, Enigma, New York, Schirmer Books, 1976.
Biographie de la base de documentation sur la musique contemporaine
SUR INCISES
i n f o r m a t i o n s g é n é r a le s
Date de composition :
1996 - 1998
Durée : 37 minutes
Éditeur : Universal Edition
Durée : 37 minutes
Éditeur : Universal Edition
Genre
Ensemble instrumental 1 par voix [Autre ensemble instrumental mixte atypique de 5 à 9 instuments]
Ensemble instrumental 1 par voix [Autre ensemble instrumental mixte atypique de 5 à 9 instuments]
Effectif détaillé
- 3 piano, 3 harpe, 3 percussionniste
Information sur la création
-
30 août 1998, Royaume-Unis, Edimbourg, festival, par l'Ensemble intercontemporain, direction : David Robertson.
Une création partielle avait eu lieu le 27 avril 1996 à Bâle par Dmitri Vassilakis et l'Ensemble intercontemporain, direction : Pierre Boulez.
Observations
Prix Grawemeyer 2001 (University of Louisville).
R E N C O N T R E - D E B A T
a v e c l e p u b l i c
D E S L I E N S
p o u r a l l e r p l u s l o i n
a v e c l e p u b l i c
D E S L I E N S
p o u r a l l e r p l u s l o i n
A noter que Sur Incises sera joué le lundi 22 juillet 2013 à 20h dans le cadre du Festival Radio France de Montpellier et Languedoc-Roussillon
Le
dossier de France Musique consacré à Sur Incises et les vidéos des coulisses des répétitions du concert qui sera donné le 22 juillet 2013 au Festival








