H E N R I D U T I L L E U X : A I N S I L A N U I T
Un film de Vincent Bataillon
« Né à Angers, en 1916, mais
formé à Douai, d'où ses parents étaient originaires, le compositeur
contemporain français actuellement le plus joué au monde aime à justifier la
dualité de son tempérament par sa double appartenance aux Pays de la Loire et
au Nord. Ses premières interventions dans le film éclairent cette bipolarité et
en dévoilent une autre.
Si le spectacle de la rencontre des
deux fleuves l'a attiré dans ce coin de Touraine, il ne saurait l'avoir sous
les yeux au moment de composer. La table de graveur sur laquelle il noircit du
papier à musique a donc été tournée vers la cour intérieure de la maison, qui
offre au regard une succession "toujours imprévue" de murs et de
toits. Plus propice à la concentration que l'imperceptible mouvement des eaux,
le changement de ton de la pierre ravit le compositeur quand il lève le nez de
sa partition.
Dans son bureau de
Candes-Saint-Martin, qu'il compare à "une chambre de moine", Henri
Dutilleux semble se parler à lui-même ("Il y a un peu de poussière, mais
ça ne fait rien") et entrouvre avec naturel une fenêtre sur son intimité
d'artiste (référence au Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde). Après une
garden-party plutôt rustique où le Quatuor Rosamonde lui joue son quatuor à
cordes, « Ainsi la nuit », qui sert de fil rouge au film, le
compositeur retrouve ses interprètes dans son studio de l'île Saint-Louis à
Paris.
En veste anglaise ouverte sur une
élégante chemise avec foulard rouge, il ressemble à un gentleman-farmer qui
aurait pris un coup de vent dans une chevelure encore fournie et affiche la
même élégance décontractée dans ses propos. Il explique, par exemple, comment
lui est venue l'idée d'un timbre particulier : "Après un dîner, on s'amuse
avec des verres de cristal..."
Tout aussi évocateurs, les
commentaires des instrumentistes permettent d'entrer idéalement dans la
partition, destinée en 1976 au Quatuor Juilliard de New York. La passion
communicative de Xavier Gagnepain (violoncelle) et le lyrisme émerveillé
d'Agnès Sulem (violon) enflamment des plans didactiques tournés devant un bon
feu de bois. Remarquablement rythmé, le film de Vincent Bataillon se termine
(surprise !) du côté du jazz avec un générique subtil et malicieux, à l'image
du compositeur. »
Cet article de Pierre Gervasoni
paru dans « le Monde », après la projection en avant-première,
à la Sacem, du film de Vincent Bataillon en octobre 2011, en présence d’Henri
Dutilleux, rend compte avec beaucoup de vérité de la profonde humanité, humour
et profondeur mêlés, du compositeur saisi dans l’intimité d’un dialogue avec
des interprètes émérites familiers de son style, de ses difficultés et de sa
profonde originalité.
Henri Dutilleux nous a quittés le
22 mai dernier. Cette projection est dédiée à sa mémoire.
• 1970, Tout un Monde lointain, Concerto pour violoncelle, commande de Rostropovitch
• 1976, Trois Strophes sur le nom de Sacher, pour violoncelle solo
L e Q u a t u o r R o s a m o n d e
D i s c o g r a p h i e
La discographie du Quatuor ROSAMONDE témoigne de son souci
d’aborder le répertoire le plus varié, des classiques viennois à la création contemporaine.
Son enregistrement du Quatuor «Ainsi la Nuit» d’Henri DUTILLEUX est considéré
par le compositeur comme une version de référence.
VINCENT BATAILLON
F i l m o g r a p h i e
Henri Dutilleux sur la base de documentation sur la musique contemporaine du site de l 'Ircam
Texte de présentation du catalogue des films
Extrait du film
N A I S S A N C E D ' U N F I L M
p a r V i n c e n t B a t a i l l o n
Avec Henri Dutilleux et le Quatuor Rosamonde nous tenons une
chance unique. Celle de pouvoir témoigner d’une collaboration féconde de plus
de vingt années entre un compositeur et ses interprètes, autour du quatuor à
cordes écrit par Henri Dutilleux. Il n’est déjà pas fréquent pour des musiciens
de collaborer avec un compositeur de son vivant ; bon nombre des compositeurs
du répertoire pour quatuor à cordes ne sont plus de ce monde. Mais quand en
plus le compositeur est passionné par l’interprétation de son oeuvre et que régulièrement
au fil des années il fait des séances de travail avec ses interprètes qui débouchent
entre autres sur des modification de l’écriture de la partition pour les éditions
prochaines, nous avons affaire à quelque chose d’exceptionnel.
C’est de cette relation unique que je me propose de rendre
compte dans ce film. Et au travers de cette relation, de ces échanges entre
interprètes et compositeur, au travers de la musique qui se déplie sous nos yeux
et nos oreilles, d’accéder à ce quatuor de Dutilleux, si célèbre pour les
musiciens, mais difficile d’accès pour nous au premier abord.
Je souhaiter faire vivre au spectateur le même voyage que j’ai
pu effectuer moi-même depuis ma première audition de ce quatuor – auquel je n’avais
pas compris grand chose, hormis la beauté des sonorités. Pour tout avouer, je
suis resté très à l’extérieur. Mon oreille était habituée à la musique
classique qui le plus souvent est narrative, où « ce que ça raconte » est plus évident.
Et cette musique, qui de toute évidence était conçue autrement que celle dont j’avais
l’habitude, me déroutait. Néanmoins ce qui me restait à l’oreille étaient les
sonorités somptueuses, mystérieuses et nocturnes de cette musique ; et cela m’a
donné l’envie, la curiosité de poursuivre plus avant.
Je me suis souvenu que quelques années auparavant, on m’avait
demandé de filmer « Le Tour d’Ecrou » de Benjamin Britten, dans une mise en scène
de Luc Bondy au festival d’Aix en Provence. Quelques mois avant le début de la
préparation du tournage, j’achète un enregistrement du « Tour d’Ecrou »... et
je l’écoute...et je trouve ça incompréhensible, difficilement audible... bref
comme on dit « je n’aime pas »... Et je décide de remettre ça à plus tard... J’arrive
à Aix et j’assiste aux premières répétitions. Et là déjà, avec les explications
du chef d’orchestre Thomas Harding, les nombreuses reprises des musiciens, je m’habitue
à la sonorité de cette musique. Puis en travaillant plusieurs semaines, en m’imprégnant
de cette musique, je commence vraiment à l’aimer, elle me touche profondément,
je la comprends mieux.
Une fois le film fini, je peux dire que c’est, de toutes les
musiques que je connais, une de celles que j’aime le plus. Fort de cette expérience,
ma curiosité m’a poussé à ne pas en rester là pour le quatuor de Dutilleux. Je
préparais à ce moment un portrait du quatuor Rosamonde, un de nos meilleurs
quatuors d’aujourd’hui, et c’est en les entendant parler de leur relation avec
Henri Dutilleux, en assistant à une de leurs séances de travail avec lui, en
les questionnant sur leur interprétation, en interrogeant Dutilleux sur sa
musique, que petit à petit le même chemin que pour Britten s’est fait. Ce
chemin, c’est simplement celui de la connaissance.
Les explications qui sont nées de l’interprétation, les
discussions sur la manière de rendre tel ou tel passage, les intentions de
Henri Dutilleux lors de la composition de cette musique, les souvenirs des
Rosamonde des séances de travail passées, le fait même de voir tel ou tel
passage décortiqué, analysé, repris plusieurs fois ; tout cela nous permettra
de connaître cette musique, donc de mieux l’entendre et de mieux l’apprécier. C’est,
en tant que spectateur, là que la musique livre son sens, par les failles, les
interstices, les noeuds de résistance. Là aussi, parce qu’on y prend son temps,
parce qu’on y recommence, qu’on y décortique parfois, qu’un spectateur peu au
fait de la musique peut pénétrer, explorer, et y prendre goût.
Avec ce film, mon projet est d’ouvrir des portes... sur des
mondes nouveaux, sur cette musique contemporaine que l’on dit, à juste titre,
difficile d’accès.
N a i s s a n c e d ' u n e o e u v r e t a r d i v e
« Je me sens comme un débutant pour écrire un quatuor ».
Lorsque la Fondation Koussevitzky commande à Henri Dutilleux un
quatuor à corde, le compositeur a déjà écrit une oeuvre conséquente, dont deux
symphonies pour orchestre. La plupart des compositeurs composent leur quatuor
au début de leur carrière. Ainsi Debussy, à l’âge de 25 ans, et Ravel alors qu’il
est encore élève de la classe de Gabriel Fauré.
« J’étais étudiant dans les années 1930 et ce que je pouvais
tenter ne pouvait être qu’à la manière de ces merveilleux exemples que sont les
quatuors de Debussy et Ravel ».
A cette époque, la tradition du quatuor se situe plutôt du côté
de Mozart, Haydn ou Beethoven et pas encore du côté de Bartok. Il faudra donc attendre
1970 et la demande de la fondation Koussevitsky et du Quatuor Julliard pour qu’Henri
Dutilleux décide de se lancer dans la création d’Ainsi La Nuit.
« Cette commande m’honorait et cela entrait dans mon rythme de
travail. D’autant que l’oeuvre était destinée à être jouée par le fameux
Quatuor Julliard attaché à la Fondation. Je décidais de m’impliquer totalement
dans l’écriture du quatuor. Ce fut également le moment ou Rolf Libermann m’a
proposé d’écrire un opéra mais j’ai dû décliner car j’étais totalement dans le
quatuor et je ne voulais pas en décrocher ».
A ce stade, Henri Dutilleux nous parle du « coté graphique » de
son travail. C’est une étape qu’il affectionne tout particulièrement. Faite d’ébauches,
d’esquisses, d’études préalables, comme en peinture.
«J’ai commencé à écrire des études en pensant au phénomène
musical : il fallait que je tente des choses sans penser à la forme générale de
l’oeuvre avec différents modes de son, de jeux. Je restais impressionné par la
Symphonie Fantastique de Berlioz ».
C’est là toute l’essence du quatuor Ainsi La Nuit. Henri
Dutilleux veut s’écarter du rythme de la sonate : pas de discours construit,
pas de rattachement au néo-classicisme.
« J’avais déjà écrit deux symphonies et je voulais m’éloigner
de ces partitions, prendre réellement des risques et par là même faire prendre
des risques aux musiciens. Je devais solliciter davantage mon imagination,
trouver des thèmes. Je souhaitais faire jouer plusieurs éléments autour de la
notion de mémoire, de temps, et d’espace ».
Mémoire et Temps sont des thèmes essentiels dans toute l’oeuvre
de Henri Dutilleux : le compositeur distingue le souvenir (ce que l’on a
entendu), la prémonition (ce que l’on va entendre), la métamorphose (le cycle
des saisons, par exemple) et la prière (non dans le sens sacré mais dans la suspension
du temps qu’elle implique). Ainsi La Nuit dans sa forme initiale fut donc une série
d’exercices posés sur le papier mais ayant des traits communs et donnant au
final une unité pour ce type d’oeuvre.
« L’auditeur se doit de faire un effort de mémoire qu’il le
veuille ou non. Une oeuvre musicale, ce n’est pas comme une peinture dont on
saisit la globalité artistique en une fois. Le quatuor nécessite la réécoute
pour que les processus de mémoire se mettent en marche ».
Ainsi, le premier titre que Henri Dutilleux donne à son oeuvre
est celui d’ «Etudes pour Quatuor ».
« Ainsi La nuit se divise en 7 sections reliées pour la
plupart les unes aux autres par des « Parenthèses » souvent brèves mais
importantes par le rôle organique qui leur est dévolu. Des allusions à ce qui
va suivre, ou ce qui précède, s’y trouvent placées et elles se situent comme
autant de points de repères. Ce sont pour moi des réservoirs à matériaux. Les
différents titres se réfèrent, de même que le titre général, à un climat poétique
ou spirituel mais nullement à une idée anecdotique ».
Les manuscrits de ces premières études furent envoyées au
Quatuor Julliard (ils sont toujours consultables à la Bibliothèque du Congrès à
Washington) et n’amenèrent que des critiques enthousiastes.
Ainsi La Nuit fut donnée la première fois, non par le Quatuor
Julliard dont la saison était entamée lorsque le manuscrit d’Ainsi La Nuit fut
achevé, mais par le Quatuor 2e2m (Jacques Parrenin) en 1976. Le premier
enregistrement de Ainsi La Nuit a été réalisé par le Quatuor Via Nova pour
Erato. Ainsi La Nuit reste l’oeuvre contemporaine la plus jouée à travers le
monde.
Extrait du dossier de presse du film
H e n r i D u t i l l e u x : m u s i c i e n d e n o t r e t e m p s
« Je ne suis pas un compositeur de musique contemporaine. Je préfère le terme de musicien de notre temps ».
L’un
de ses grands-pères, Constant Dutilleux est peintre, ami avec Delacroix et
Corot. Julien Koszul (1927), le grand-père maternel est compositeur et
organiste, proche de Gabriel Fauré. Il est directeur du Conservatoire de
musique de Roubaix, où il a Roussel comme élève. Henri Dutilleux, entre en 1933
au Conservatoire de Paris, où il suit les cours de contrepoint et fugue avec
Noël Gallon, de direction d’orchestre avec Philippe Gaubert, de composition
avec Henri Busser et d’histoire de la musique avec Maurice Emmanuel. Il y reçoit
un premier prix d’harmonie, de contrepoint et de fugue, puis obtient le Grand
Prix de Rome en 1938 avec la cantate L’anneau du Roi.
Il
étudie à cette époque le traité de composition de Vincent d’Indy, découvre
Stravinsky, Bartók et le sérialisme, mais restera toujours en marge de ces
diverses esthétiques. Nommé en 1942 chef de chant de l’opéra de Paris puis
directeur du service des illustrations musicales de la Radiodiffusion française
en 1945, il occupera ce poste jusqu’en 1963. Cette expérience très
enrichissante, lui permet de côtoyer toutes les tendances artistiques.La
renommée d’Henri Dutilleux est internationale aussi bien en tant que compositeur
qu’en tant qu’enseignant. Il mène une importante activité de pédagogue, nommé
professeur de composition en 1961 à l’École Normale Supérieure, puis au conservatoire
supérieur de Paris de 1970 à 1984.
Il
est invité dans de nombreux pays comme professeur et conférencier. Deux fois,
en 1995 et en 1998, il est appelé en résidence au Tanglewood Music Center. Henri
Dutilleux devient membre associé de l’Académie Royale de Belgique en 1973,
membre honoraire de la Royal Academy de Londres en 1966, du conseil
international de la musique de l’UNESCO, de l’American Academy and Institute of
Arts and Letters de New York en 1981, de l’Academia Nazionale Santa Cecilia à
Rome en 1993, et en 1998, il est membre de la Bayerische Akademie der Schünen Künste
à Munich.
Les
premières oeuvres du compositeur sont créées pendant la guerre : Quatre
mélodies pour chant et piano, en 1943, Geôle pour voix et orchestre, en 1943.
Roger Désormière et l’Orchestre National créent sa Première Symphonie en 1951
et la compagnie Roland Petit, le ballet Le Loup en 1953. Charles Münch à Boston
créé La Deuxième Symphonie en 1959, puis les Métaboles en 1965. Son quatuor à
cordes Ainsi la nuit (1977) rencontre un succès exceptionnel. Il écrit des
oeuvres pour son épouse, la pianiste Geneviève Joy, ainsi que pour de nombreux
autres grands interprètes : le concerto pour violoncelle et orchestre : Tout un
monde lointain (1970) lui est commandé par Mislav Rostropovitch.
Il
compose Sur un même accord en 2002 pour la violoniste Anne-Sophie Mutter,
Correspondances en 2003 pour la soprano Dawn Upshaw. Le travail d’Henri
Dutilleux est maintes fois couronné. En 1967 il reçoit le grand prix national
de la musique en pour l’ensemble de son oeuvre, en 93 le grand prix
international du disque de Montreux. En 1987, on lui décerne le prix
international Maurice Ravel et celui du Conseil International de la Musique. Il
reçoit en 1994 le Praemium Imperiale du Japon pour l’ensemble de son oeuvre et
en 1998, le Royal Philharmonic Society Awards pour The Shadows of Time. Pour
cette pièce, il reçoit aussi en 1999 le prix de Cannes et la même année, le
grand prix de la presse musicale internationale.
En
2005, lui est attribué le prix international Ernst von Siemens, l’équivalent d’un
prix Nobel de musique.
H e n r i D u t i l l e u x : l ' o e u v r e
•
1942, Sarabande et cortège, pour basson et piano
•
1943, Sonatine, pour flûte et piano
•
1946, Au gré des ondes, six petites pièces pour piano
•
1947, Sonate pour piano
•
1947, Sonate, pour hautbois et piano
•
1948, Sonate pour piano
•
1950, Choral, Cadence et Fugato, pour trombone et piano
•
1953, Les Loups, ballet
•
1951, Symphonie n°1
•
1959, Symphonie n° 2 «Le Double», pour grand orchestre et orchestre de chambre,
commande de la Fondation Koussevitzky pour le Boston Symphony
Orchestra, sous la direction de Charles Münch
• 1961, Tous les Chemins, pour piano
• 1963, Bergerie, pour piano
• 1961, Tous les Chemins, pour piano
• 1963, Bergerie, pour piano
•
1965, Métaboles pour orchestre, commande du Cleveland Symphony Orchestra sous
la direction de George Szell
•
1964, Résonances, pour piano
•
1970, Figures de résonances, pour deux pianos• 1970, Tout un Monde lointain, Concerto pour violoncelle, commande de Rostropovitch
• 1976, Trois Strophes sur le nom de Sacher, pour violoncelle solo
•
1976-1977, Ainsi la Nuit, pour quatuor à cordes, commande de la Fondation
Koussevetzky-Juilliard String Quartet
•
1977, Timbres, Espace, Mouvement, ou «La Nuit étoilée», commande du National
Symphony Orchestra de Washington sous la direction de Rostropovitch
(1978),
•
1973-1988, Trois Préludes, pour piano
•
1985, L’arbre de Songes, concerto pour violon et orchestre, commande de l’Orchestre
National de France pour Isaac Stern (violon), sous la direction
de Lorin Maazel
•
1989, Mystère de l’instant, commande de Paul Sacher pour le Collegium Musicum
Zurich
•
1985-1990, Diptyque «Les Citations», pour hautbois, clavecin, contrebasse et
percussions
• 1997, The Shadows of Time, commande
du Boston Symphony Orchestra, direction Seiji Ozawa
•
2002, Sur le même accord, nocturne pour violon et orchestre dédié à Anne-Sophie
Mutter
•
2003-2004, Correspondances pour voix et orchestre, commande de l’orchestre
philharmonique de Berlin sou la direction de Simon Rattke,
dédiées à Dawn Upshaw
Extrait du dossier de presse du film
L e Q u a t u o r R o s a m o n d e
Né en 1981 de la rencontre de quatre Premiers Prix du
Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, le Quatuor ROSAMONDE a
été formé au Conservatoire de Paris et à l’Université de Yale. La rencontre et
l’amitié de Raphaël HILLYER, altiste durant 25 ans du Quatuor JUILLIARD, qui
dès leurs débuts les a entrainé dans l’aventure musicale du Festival de
Tanglewood aux Etats-Unis, a été décisive. Ils reçoivent alors d’Eugène LEHNER,
altiste du Quatuor KOLISCH, ami de SCHOENBERG et de BARTOK, l’héritage de
l’enseignement des grands maîtres viennois du début du siècle.
Le Quatuor ROSAMONDE est lauréat du Concours International
d’Evian (1983) avec le «Prix d’interprétation de compositeurs modernes» et le «Prix
spécial du Jury international des critiques» à l’unanimité et remporte en 1986
le Premier Prix du Concours International de Quatuors de L’Union des Radios
Européennes à Salzbourg.
Le Quatuor ROSAMONDE mène une carrière internationale. Il se produit
régulièrement aux Etats-Unis, au Japon et dans les plus grandes salles européennes:
Mozarteum à Salzbourg, Wigmore Hall à Londres, Bruckner Haus à Linz, Théatre
des Champs Elysées à Paris,...
La critique internationale a salué «la beauté de leur sonorité»,
«la justesse de leur style», «le raffinement et l’élégance de leur phrasé
directement hérité de l’Ecole Française de Quatuor».
Les CD du Quatuor ROSAMONDE consacrés aux quatuors de RAVEL, FAURÉ
et ROUSSEL, DEBUSSY ont été accueillis de façon unanimement élogieuse par la
presse : “Interprétation sereine et rayonnante pour l’oeuvre de Fauré, fluide
et lumineuse pour celle de Ravel,,toutes deux placées sous le signe d’une
rigueur et d’une magnifique pureté stylistique …” (X. Lacavelerie, Télérama) ;
« l’engagement des Rosamonde conduit à une lecture remarquable, incisive ou
veloutée, toujours très vivante, aussi énergique de caractère que suave de
sonorités » (J. Bastianelli, Diapason).
• Quatuor op. 121 de G. Fauré - Quatuor de M. Ravel - ffff
Télérama - Pierre Verany – Arion. PV 799052
• Quatuor d’A. Roussel - Quatuor de C. Debussy - 5 Diapasons -
Pierre Verany – Arion. PV700029
• Quintettes avec piano op. 89 et op. 115 de G. Fauré avec
Emmanuel Stosser, piano - 5/5 Classica , Monde de la Musique - Pierre Verany –
Arion PV703011
• Quatuor «Ainsi la nuit» de H.Dutilleux - 2ème Quatuor de Ph.
Hersant - 11 inventions pour quatuor de Ph. Fénelon ffff Télérama - MFA-ADDA -
581280 (Musidisc)
• Quatuor op.29 «Rosamunde» de F. Schubert - Quatuor op.125 n°1
de F. Schubert - Harmonia Mundi / HMC 1168
• Quatuor “L’Intranquillité” de M. Reverdy - MFA- Harmonia
Mundi – 216009
• Quatuor “Microludes” de G. Kurtag - MFA - 216030
• Disque Casa de Velasquez - Fantaisie pour Quatuor à cordes de
J.C. Marchand - 4ème Quatuor de Ch. Looten
• Quatuor de Ph. Dulat - Quatuor «Analecta II» d’A. Thomassin -
MFA- Harmonia Mundi – 2160012
• Quintette avec clarinette de J. Brahms - Alain Damiens
(clarinette) - Choc du monde de la Musique et Diapason d’Or ADDA - 581191/92
(Musidisc)
• Musique française pour harpe et Quatuor - avec Marie Claire
Jamet - Danses de C. Debussy
• Le masque de la mort rouge de A. Caplet - Introduction et
Allegro de M. Ravel - 5 diapasons - Pierre Verany – Arion PV798092
VINCENT BATAILLON
F i l m o g r a p h i e
• AINSI LA NUIT : HENRI DUTILLEUX Reunion 3 et Films de la Lys.
• NOTES POUR UN QUATUOR – avec le Quatuor Rosamonde - Reunion 3
et les Films de la Lys
• ORPHEE Opéra dansé de C.W. Glück Chorégraphie de Pina Bausch
Danseurs et ballet de l’Opéra de Paris
• LA CANTATRICE CHAUVE Pièce de théatre de Eugène Ionesco Mise
en scène : Jean-Luc Lagarce Théatre de l’Athénée Louis Jouvet
• PROUST OU LES INTERMITTENCES DU COEUR Danseurs et ballet de l’Opéra
de Paris Ballet de Roland Petit
• BOLT Ballet de Dimitri Chostakovitch Chorégraphie : Alexei
Ratmansky Direction : Pavel Sorokin Théatre du Bolchoï (Moscou)
• L’ITALIENNE A ALGER Opéra de Gioachino Rossini Mise en scène
: Toni Servillo Direction : Riccardo Frizza Festival d’Aix en Provence
• WORLD PHILARMONIC ORCHESTRA Concert en la Basilique St Rémy
de Reims Direction : Yutaka Sado Dvorak : Symphonie du nouveau monde Berlioz :
Symphonie fantastique
• LA FOLLE JOURNEE DE NANTES Concert en direct de Nantes L’Harmonie
des nations Concerto Köln : Water Music de G. F. Haendel Ricercar Consort et
Collegium Vocale de Gent : Didon et Enée de Henry Purcell, Direction de
Philippe Pierlot.
• LE VOYAGE A REIMS Opéra de Joachino Rossini Mise en scène :
Alain Maratrat Direction : Valéry Gergiev Théatre du Châtelet
• JULIE Opéra de Philippe Boesmans Mise en scène et livret :
Luc Bondy Direction : Kazuschi Ono - Festival d’Aix-en-Provence
• ELEKTRA Opéra de Richard Strauss Mise en scène : Mattias
Hartmann Direction : Christoph von Dohnanyi Opéra National de Paris
• LA FOLLE JOURNEE DE NANTES Beethoven et ses amis Concert en
direct de Nantes Sinfonia Varsovia dirigé par Peter Czaba Solistes : Isabelle
Faust , David Guerrier.
• HERCULES Opéra de G.F. Haendel Mise en scène : Luc Bondy
Direction : William Christie Opéra National de Paris/ Festival d’Aix Prix du Public
Festival de Prague
• TRIPTYQUE PIERROT LUNAIRE LES TRETAUX DE MAITRE PIERRE RENARD
Opéras de Falla, Schoenberg, Stravinsky Mise en scène : K.M Grüber Direction :
Pierre Boulez Wiener Festvochen/ Festival d’Aix
• OTELLO Opéra de G.Verdi Mise en scène : Lev Dodine Direction
: Zubin Mehta Maggio Musicale Florence (Direct)
• DON GIOVANNI Opéra de W.A. Mozart Mise en scène : Peter Brook
Direction : Daniel Harding Festival d’Aix en Provence
• LE TOUR D’ECROU Opéra de Benjamin Britten Mise en scène : Luc
Bondy Direction : Daniel Harding Festival d’Aix en Provence Diapason d’or Grand
prix de l’académie Charles Cros
• LE COURONNEMENT DE POPEE Opéra de Claudio Monteverdi Mise en
scène : Klaus Michael Grüber Direction : Marc Minkowsky
Média Festival d’Aix en Provence (Direct)
• L’ECLIPSE DE LA DAMNATION « La damnation de Faust » par la
Fura Dels Baus Festival de Salzbourg
RENCONTRE - DEBAT
a v e c l e p u b l i c
D E S L I E N S
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RENCONTRE - DEBAT
a v e c l e p u b l i c
Extrait vidéo
D E S L I E N S
p o u r a l l e r p l u s l o i n
Henri Dutilleux sur la base de documentation sur la musique contemporaine du site de l 'Ircam






