Pages


Rechercher dans ce blog

mercredi 17 juillet 2013

Mercredi 17 juillet


H E N R I  D U T I L L E U X   :  A I N S I    L A  N U I T

Un film de Vincent Bataillon




« Né à Angers, en 1916, mais formé à Douai, d'où ses parents étaient originaires, le compositeur contemporain français actuellement le plus joué au monde aime à justifier la dualité de son tempérament par sa double appartenance aux Pays de la Loire et au Nord. Ses premières interventions dans le film éclairent cette bipolarité et en dévoilent une autre.
Si le spectacle de la rencontre des deux fleuves l'a attiré dans ce coin de Touraine, il ne saurait l'avoir sous les yeux au moment de composer. La table de graveur sur laquelle il noircit du papier à musique a donc été tournée vers la cour intérieure de la maison, qui offre au regard une succession "toujours imprévue" de murs et de toits. Plus propice à la concentration que l'imperceptible mouvement des eaux, le changement de ton de la pierre ravit le compositeur quand il lève le nez de sa partition.
Dans son bureau de Candes-Saint-Martin, qu'il compare à "une chambre de moine", Henri Dutilleux semble se parler à lui-même ("Il y a un peu de poussière, mais ça ne fait rien") et entrouvre avec naturel une fenêtre sur son intimité d'artiste (référence au Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde). Après une garden-party plutôt rustique où le Quatuor Rosamonde lui joue son quatuor à cordes, « Ainsi la nuit », qui sert de fil rouge au film, le compositeur retrouve ses interprètes dans son studio de l'île Saint-Louis à Paris.
En veste anglaise ouverte sur une élégante chemise avec foulard rouge, il ressemble à un gentleman-farmer qui aurait pris un coup de vent dans une chevelure encore fournie et affiche la même élégance décontractée dans ses propos. Il explique, par exemple, comment lui est venue l'idée d'un timbre particulier : "Après un dîner, on s'amuse avec des verres de cristal..."
Tout aussi évocateurs, les commentaires des instrumentistes permettent d'entrer idéalement dans la partition, destinée en 1976 au Quatuor Juilliard de New York. La passion communicative de Xavier Gagnepain (violoncelle) et le lyrisme émerveillé d'Agnès Sulem (violon) enflamment des plans didactiques tournés devant un bon feu de bois. Remarquablement rythmé, le film de Vincent Bataillon se termine (surprise !) du côté du jazz avec un générique subtil et malicieux, à l'image du compositeur. »
Cet article de Pierre Gervasoni paru dans «  le Monde », après la projection en avant-première, à la Sacem, du film de Vincent Bataillon en octobre 2011, en présence d’Henri Dutilleux, rend compte avec beaucoup de vérité de la profonde humanité, humour et profondeur mêlés, du compositeur saisi dans l’intimité d’un dialogue avec des interprètes émérites familiers de son style, de ses difficultés et de sa profonde originalité.
Henri Dutilleux nous a quittés le 22 mai dernier. Cette projection est dédiée à sa mémoire. 



Texte de présentation du catalogue des films





Extrait du film





N A I S S A N C E   D ' U N   F I L M
p a r  V i n c e n t  B a t a i l l o n

Avec Henri Dutilleux et le Quatuor Rosamonde nous tenons une chance unique. Celle de pouvoir témoigner d’une collaboration féconde de plus de vingt années entre un compositeur et ses interprètes, autour du quatuor à cordes écrit par Henri Dutilleux. Il n’est déjà pas fréquent pour des musiciens de collaborer avec un compositeur de son vivant ; bon nombre des compositeurs du répertoire pour quatuor à cordes ne sont plus de ce monde. Mais quand en plus le compositeur est passionné par l’interprétation de son oeuvre et que régulièrement au fil des années il fait des séances de travail avec ses interprètes qui débouchent entre autres sur des modification de l’écriture de la partition pour les éditions prochaines, nous avons affaire à quelque chose d’exceptionnel.
C’est de cette relation unique que je me propose de rendre compte dans ce film. Et au travers de cette relation, de ces échanges entre interprètes et compositeur, au travers de la musique qui se déplie sous nos yeux et nos oreilles, d’accéder à ce quatuor de Dutilleux, si célèbre pour les musiciens, mais difficile d’accès pour nous au premier abord.
Je souhaiter faire vivre au spectateur le même voyage que j’ai pu effectuer moi-même depuis ma première audition de ce quatuor – auquel je n’avais pas compris grand chose, hormis la beauté des sonorités. Pour tout avouer, je suis resté très à l’extérieur. Mon oreille était habituée à la musique classique qui le plus souvent est narrative, où « ce que ça raconte » est plus évident. Et cette musique, qui de toute évidence était conçue autrement que celle dont j’avais l’habitude, me déroutait. Néanmoins ce qui me restait à l’oreille étaient les sonorités somptueuses, mystérieuses et nocturnes de cette musique ; et cela m’a donné l’envie, la curiosité de poursuivre plus avant.
Je me suis souvenu que quelques années auparavant, on m’avait demandé de filmer « Le Tour d’Ecrou » de Benjamin Britten, dans une mise en scène de Luc Bondy au festival d’Aix en Provence. Quelques mois avant le début de la préparation du tournage, j’achète un enregistrement du « Tour d’Ecrou »... et je l’écoute...et je trouve ça incompréhensible, difficilement audible... bref comme on dit « je n’aime pas »... Et je décide de remettre ça à plus tard... J’arrive à Aix et j’assiste aux premières répétitions. Et là déjà, avec les explications du chef d’orchestre Thomas Harding, les nombreuses reprises des musiciens, je m’habitue à la sonorité de cette musique. Puis en travaillant plusieurs semaines, en m’imprégnant de cette musique, je commence vraiment à l’aimer, elle me touche profondément, je la comprends mieux.
Une fois le film fini, je peux dire que c’est, de toutes les musiques que je connais, une de celles que j’aime le plus. Fort de cette expérience, ma curiosité m’a poussé à ne pas en rester là pour le quatuor de Dutilleux. Je préparais à ce moment un portrait du quatuor Rosamonde, un de nos meilleurs quatuors d’aujourd’hui, et c’est en les entendant parler de leur relation avec Henri Dutilleux, en assistant à une de leurs séances de travail avec lui, en les questionnant sur leur interprétation, en interrogeant Dutilleux sur sa musique, que petit à petit le même chemin que pour Britten s’est fait. Ce chemin, c’est simplement celui de la connaissance.
Les explications qui sont nées de l’interprétation, les discussions sur la manière de rendre tel ou tel passage, les intentions de Henri Dutilleux lors de la composition de cette musique, les souvenirs des Rosamonde des séances de travail passées, le fait même de voir tel ou tel passage décortiqué, analysé, repris plusieurs fois ; tout cela nous permettra de connaître cette musique, donc de mieux l’entendre et de mieux l’apprécier. C’est, en tant que spectateur, là que la musique livre son sens, par les failles, les interstices, les noeuds de résistance. Là aussi, parce qu’on y prend son temps, parce qu’on y recommence, qu’on y décortique parfois, qu’un spectateur peu au fait de la musique peut pénétrer, explorer, et y prendre goût.
Avec ce film, mon projet est d’ouvrir des portes... sur des mondes nouveaux, sur cette musique contemporaine que l’on dit, à juste titre, difficile d’accès.





N a i s s a n c e  d ' u n e  o e u v r e  t a r d i v e
« Je me sens comme un débutant pour écrire un quatuor ».

Lorsque la Fondation Koussevitzky commande à Henri Dutilleux un quatuor à corde, le compositeur a déjà écrit une oeuvre conséquente, dont deux symphonies pour orchestre. La plupart des compositeurs composent leur quatuor au début de leur carrière. Ainsi Debussy, à l’âge de 25 ans, et Ravel alors qu’il est encore élève de la classe de Gabriel Fauré.
« J’étais étudiant dans les années 1930 et ce que je pouvais tenter ne pouvait être qu’à la manière de ces merveilleux exemples que sont les quatuors de Debussy et Ravel ».
A cette époque, la tradition du quatuor se situe plutôt du côté de Mozart, Haydn ou Beethoven et pas encore du côté de Bartok. Il faudra donc attendre 1970 et la demande de la fondation Koussevitsky et du Quatuor Julliard pour qu’Henri Dutilleux décide de se lancer dans la création d’Ainsi La Nuit.
« Cette commande m’honorait et cela entrait dans mon rythme de travail. D’autant que l’oeuvre était destinée à être jouée par le fameux Quatuor Julliard attaché à la Fondation. Je décidais de m’impliquer totalement dans l’écriture du quatuor. Ce fut également le moment ou Rolf Libermann m’a proposé d’écrire un opéra mais j’ai dû décliner car j’étais totalement dans le quatuor et je ne voulais pas en décrocher ».
A ce stade, Henri Dutilleux nous parle du « coté graphique » de son travail. C’est une étape qu’il affectionne tout particulièrement. Faite d’ébauches, d’esquisses, d’études préalables, comme en peinture.
«J’ai commencé à écrire des études en pensant au phénomène musical : il fallait que je tente des choses sans penser à la forme générale de l’oeuvre avec différents modes de son, de jeux. Je restais impressionné par la Symphonie Fantastique de Berlioz ».
C’est là toute l’essence du quatuor Ainsi La Nuit. Henri Dutilleux veut s’écarter du rythme de la sonate : pas de discours construit, pas de rattachement au néo-classicisme.
« J’avais déjà écrit deux symphonies et je voulais m’éloigner de ces partitions, prendre réellement des risques et par là même faire prendre des risques aux musiciens. Je devais solliciter davantage mon imagination, trouver des thèmes. Je souhaitais faire jouer plusieurs éléments autour de la notion de mémoire, de temps, et d’espace ».
Mémoire et Temps sont des thèmes essentiels dans toute l’oeuvre de Henri Dutilleux : le compositeur distingue le souvenir (ce que l’on a entendu), la prémonition (ce que l’on va entendre), la métamorphose (le cycle des saisons, par exemple) et la prière (non dans le sens sacré mais dans la suspension du temps qu’elle implique). Ainsi La Nuit dans sa forme initiale fut donc une série d’exercices posés sur le papier mais ayant des traits communs et donnant au final une unité pour ce type d’oeuvre.
« L’auditeur se doit de faire un effort de mémoire qu’il le veuille ou non. Une oeuvre musicale, ce n’est pas comme une peinture dont on saisit la globalité artistique en une fois. Le quatuor nécessite la réécoute pour que les processus de mémoire se mettent en marche ».
Ainsi, le premier titre que Henri Dutilleux donne à son oeuvre est celui d’ «Etudes pour Quatuor ».
« Ainsi La nuit se divise en 7 sections reliées pour la plupart les unes aux autres par des « Parenthèses » souvent brèves mais importantes par le rôle organique qui leur est dévolu. Des allusions à ce qui va suivre, ou ce qui précède, s’y trouvent placées et elles se situent comme autant de points de repères. Ce sont pour moi des réservoirs à matériaux. Les différents titres se réfèrent, de même que le titre général, à un climat poétique ou spirituel mais nullement à une idée anecdotique ».
Les manuscrits de ces premières études furent envoyées au Quatuor Julliard (ils sont toujours consultables à la Bibliothèque du Congrès à Washington) et n’amenèrent que des critiques enthousiastes.
Ainsi La Nuit fut donnée la première fois, non par le Quatuor Julliard dont la saison était entamée lorsque le manuscrit d’Ainsi La Nuit fut achevé, mais par le Quatuor 2e2m (Jacques Parrenin) en 1976. Le premier enregistrement de Ainsi La Nuit a été réalisé par le Quatuor Via Nova pour Erato. Ainsi La Nuit reste l’oeuvre contemporaine la plus jouée à travers le monde.

Extrait du dossier de presse du film



H e n r i  D u t i l l e u x  :  m u s i c i e n   d e   n o t r e   t e m p s


« Je ne suis pas un compositeur de musique contemporaine. Je préfère le terme de musicien de notre temps ».

Henri Dutilleux est né le 26 janvier 1916.

L’un de ses grands-pères, Constant Dutilleux est peintre, ami avec Delacroix et Corot. Julien Koszul (1927), le grand-père maternel est compositeur et organiste, proche de Gabriel Fauré. Il est directeur du Conservatoire de musique de Roubaix, où il a Roussel comme élève. Henri Dutilleux, entre en 1933 au Conservatoire de Paris, où il suit les cours de contrepoint et fugue avec Noël Gallon, de direction d’orchestre avec Philippe Gaubert, de composition avec Henri Busser et d’histoire de la musique avec Maurice Emmanuel. Il y reçoit un premier prix d’harmonie, de contrepoint et de fugue, puis obtient le Grand Prix de Rome en 1938 avec la cantate L’anneau du Roi.

Il étudie à cette époque le traité de composition de Vincent d’Indy, découvre Stravinsky, Bartók et le sérialisme, mais restera toujours en marge de ces diverses esthétiques. Nommé en 1942 chef de chant de l’opéra de Paris puis directeur du service des illustrations musicales de la Radiodiffusion française en 1945, il occupera ce poste jusqu’en 1963. Cette expérience très enrichissante, lui permet de côtoyer toutes les tendances artistiques.La renommée d’Henri Dutilleux est internationale aussi bien en tant que compositeur qu’en tant qu’enseignant. Il mène une importante activité de pédagogue, nommé professeur de composition en 1961 à l’École Normale Supérieure, puis au conservatoire supérieur de Paris de 1970 à 1984.

Il est invité dans de nombreux pays comme professeur et conférencier. Deux fois, en 1995 et en 1998, il est appelé en résidence au Tanglewood Music Center. Henri Dutilleux devient membre associé de l’Académie Royale de Belgique en 1973, membre honoraire de la Royal Academy de Londres en 1966, du conseil international de la musique de l’UNESCO, de l’American Academy and Institute of Arts and Letters de New York en 1981, de l’Academia Nazionale Santa Cecilia à Rome en 1993, et en 1998, il est membre de la Bayerische Akademie der Schünen Künste à Munich.

Les premières oeuvres du compositeur sont créées pendant la guerre : Quatre mélodies pour chant et piano, en 1943, Geôle pour voix et orchestre, en 1943. Roger Désormière et l’Orchestre National créent sa Première Symphonie en 1951 et la compagnie Roland Petit, le ballet Le Loup en 1953. Charles Münch à Boston créé La Deuxième Symphonie en 1959, puis les Métaboles en 1965. Son quatuor à cordes Ainsi la nuit (1977) rencontre un succès exceptionnel. Il écrit des oeuvres pour son épouse, la pianiste Geneviève Joy, ainsi que pour de nombreux autres grands interprètes : le concerto pour violoncelle et orchestre : Tout un monde lointain (1970) lui est commandé par Mislav Rostropovitch.

Il compose Sur un même accord en 2002 pour la violoniste Anne-Sophie Mutter, Correspondances en 2003 pour la soprano Dawn Upshaw. Le travail d’Henri Dutilleux est maintes fois couronné. En 1967 il reçoit le grand prix national de la musique en pour l’ensemble de son oeuvre, en 93 le grand prix international du disque de Montreux. En 1987, on lui décerne le prix international Maurice Ravel et celui du Conseil International de la Musique. Il reçoit en 1994 le Praemium Imperiale du Japon pour l’ensemble de son oeuvre et en 1998, le Royal Philharmonic Society Awards pour The Shadows of Time. Pour cette pièce, il reçoit aussi en 1999 le prix de Cannes et la même année, le grand prix de la presse musicale internationale.

En 2005, lui est attribué le prix international Ernst von Siemens, l’équivalent d’un prix Nobel de musique.




H e n r i  D u t i l l e u x  :  l ' o e u v r e


• 1942, Sarabande et cortège, pour basson et piano
• 1943, Sonatine, pour flûte et piano
• 1946, Au gré des ondes, six petites pièces pour piano
• 1947, Sonate pour piano
• 1947, Sonate, pour hautbois et piano
• 1948, Sonate pour piano
• 1950, Choral, Cadence et Fugato, pour trombone et piano
• 1953, Les Loups, ballet
• 1951, Symphonie n°1
• 1959, Symphonie n° 2 «Le Double», pour grand orchestre et orchestre de chambre, commande de la Fondation Koussevitzky pour le Boston Symphony Orchestra, sous la direction de Charles Münch 
• 1961, Tous les Chemins, pour piano
• 1963, Bergerie, pour piano
• 1965, Métaboles pour orchestre, commande du Cleveland Symphony Orchestra sous la direction de George Szell

• 1964, Résonances, pour piano
• 1970, Figures de résonances, pour deux pianos
• 1970, Tout un Monde lointain, Concerto pour violoncelle, commande de Rostropovitch
• 1976, Trois Strophes sur le nom de Sacher, pour violoncelle solo

• 1976-1977, Ainsi la Nuit, pour quatuor à cordes, commande de la Fondation Koussevetzky-Juilliard String Quartet

• 1977, Timbres, Espace, Mouvement, ou «La Nuit étoilée», commande du National Symphony Orchestra de Washington sous la direction de Rostropovitch (1978),

• 1973-1988, Trois Préludes, pour piano

• 1985, L’arbre de Songes, concerto pour violon et orchestre, commande de l’Orchestre National de France pour Isaac Stern (violon), sous la direction de Lorin Maazel
• 1989, Mystère de l’instant, commande de Paul Sacher pour le Collegium Musicum Zurich
• 1985-1990, Diptyque «Les Citations», pour hautbois, clavecin, contrebasse et percussions
• 1997, The Shadows of Time, commande du Boston Symphony Orchestra, direction Seiji Ozawa
• 2002, Sur le même accord, nocturne pour violon et orchestre dédié à Anne-Sophie Mutter
• 2003-2004, Correspondances pour voix et orchestre, commande de l’orchestre philharmonique de Berlin sou la direction de Simon Rattke,
dédiées à Dawn Upshaw


Extrait du dossier de presse du film


L e  Q u a t u o r  R o s a m o n d e

Né en 1981 de la rencontre de quatre Premiers Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, le Quatuor ROSAMONDE a été formé au Conservatoire de Paris et à l’Université de Yale. La rencontre et l’amitié de Raphaël HILLYER, altiste durant 25 ans du Quatuor JUILLIARD, qui dès leurs débuts les a entrainé dans l’aventure musicale du Festival de Tanglewood aux Etats-Unis, a été décisive. Ils reçoivent alors d’Eugène LEHNER, altiste du Quatuor KOLISCH, ami de SCHOENBERG et de BARTOK, l’héritage de l’enseignement des grands maîtres viennois du début du siècle.
Le Quatuor ROSAMONDE est lauréat du Concours International d’Evian (1983) avec le «Prix d’interprétation de compositeurs modernes» et le «Prix spécial du Jury international des critiques» à l’unanimité et remporte en 1986 le Premier Prix du Concours International de Quatuors de L’Union des Radios Européennes à Salzbourg.
Le Quatuor ROSAMONDE mène une carrière internationale. Il se produit régulièrement aux Etats-Unis, au Japon et dans les plus grandes salles européennes: Mozarteum à Salzbourg, Wigmore Hall à Londres, Bruckner Haus à Linz, Théatre des Champs Elysées à Paris,...
La critique internationale a salué «la beauté de leur sonorité», «la justesse de leur style», «le raffinement et l’élégance de leur phrasé directement hérité de l’Ecole Française de Quatuor».


D i s c o g r a p h i e
 
La discographie du Quatuor ROSAMONDE témoigne de son souci d’aborder le répertoire le plus varié, des classiques viennois à la création contemporaine. Son enregistrement du Quatuor «Ainsi la Nuit» d’Henri DUTILLEUX est considéré par le compositeur comme une version de référence.
Les CD du Quatuor ROSAMONDE consacrés aux quatuors de RAVEL, FAURÉ et ROUSSEL, DEBUSSY ont été accueillis de façon unanimement élogieuse par la presse : “Interprétation sereine et rayonnante pour l’oeuvre de Fauré, fluide et lumineuse pour celle de Ravel,,toutes deux placées sous le signe d’une rigueur et d’une magnifique pureté stylistique …” (X. Lacavelerie, Télérama) ; « l’engagement des Rosamonde conduit à une lecture remarquable, incisive ou veloutée, toujours très vivante, aussi énergique de caractère que suave de sonorités » (J. Bastianelli, Diapason).

• Quatuor op. 121 de G. Fauré - Quatuor de M. Ravel - ffff Télérama - Pierre Verany – Arion. PV 799052
• Quatuor d’A. Roussel - Quatuor de C. Debussy - 5 Diapasons - Pierre Verany – Arion. PV700029
• Quintettes avec piano op. 89 et op. 115 de G. Fauré avec Emmanuel Stosser, piano - 5/5 Classica , Monde de la Musique - Pierre Verany – Arion PV703011
• Quatuor «Ainsi la nuit» de H.Dutilleux - 2ème Quatuor de Ph. Hersant - 11 inventions pour quatuor de Ph. Fénelon ffff Télérama - MFA-ADDA - 581280 (Musidisc)
• Quatuor op.29 «Rosamunde» de F. Schubert - Quatuor op.125 n°1 de F. Schubert - Harmonia Mundi / HMC 1168
• Quatuor “L’Intranquillité” de M. Reverdy - MFA- Harmonia Mundi – 216009
• Quatuor “Microludes” de G. Kurtag - MFA - 216030
• Disque Casa de Velasquez - Fantaisie pour Quatuor à cordes de J.C. Marchand - 4ème Quatuor de Ch. Looten
• Quatuor de Ph. Dulat - Quatuor «Analecta II» d’A. Thomassin - MFA- Harmonia Mundi – 2160012
• Quintette avec clarinette de J. Brahms - Alain Damiens (clarinette) - Choc du monde de la Musique et Diapason d’Or ADDA - 581191/92
(Musidisc)
• Musique française pour harpe et Quatuor - avec Marie Claire Jamet - Danses de C. Debussy
• Le masque de la mort rouge de A. Caplet - Introduction et Allegro de M. Ravel - 5 diapasons - Pierre Verany – Arion PV798092


VINCENT BATAILLON
F i l m o g r a p h i e




• AINSI LA NUIT : HENRI DUTILLEUX Reunion 3 et Films de la Lys.
• NOTES POUR UN QUATUOR – avec le Quatuor Rosamonde - Reunion 3 et les Films de la Lys
• ORPHEE Opéra dansé de C.W. Glück Chorégraphie de Pina Bausch Danseurs et ballet de l’Opéra de Paris
• LA CANTATRICE CHAUVE Pièce de théatre de Eugène Ionesco Mise en scène : Jean-Luc Lagarce Théatre de l’Athénée Louis Jouvet
• PROUST OU LES INTERMITTENCES DU COEUR Danseurs et ballet de l’Opéra de Paris Ballet de Roland Petit
• BOLT Ballet de Dimitri Chostakovitch Chorégraphie : Alexei Ratmansky Direction : Pavel Sorokin Théatre du Bolchoï (Moscou)
• L’ITALIENNE A ALGER Opéra de Gioachino Rossini Mise en scène : Toni Servillo Direction : Riccardo Frizza Festival d’Aix en Provence
• WORLD PHILARMONIC ORCHESTRA Concert en la Basilique St Rémy de Reims Direction : Yutaka Sado Dvorak : Symphonie du nouveau monde Berlioz : Symphonie fantastique
• LA FOLLE JOURNEE DE NANTES Concert en direct de Nantes L’Harmonie des nations Concerto Köln : Water Music de G. F. Haendel Ricercar Consort et Collegium Vocale de Gent : Didon et Enée de Henry Purcell, Direction de Philippe Pierlot.
• LE VOYAGE A REIMS Opéra de Joachino Rossini Mise en scène : Alain Maratrat Direction : Valéry Gergiev Théatre du Châtelet
• JULIE Opéra de Philippe Boesmans Mise en scène et livret : Luc Bondy Direction : Kazuschi Ono - Festival d’Aix-en-Provence
• ELEKTRA Opéra de Richard Strauss Mise en scène : Mattias Hartmann Direction : Christoph von Dohnanyi Opéra National de Paris
• LA FOLLE JOURNEE DE NANTES Beethoven et ses amis Concert en direct de Nantes Sinfonia Varsovia dirigé par Peter Czaba Solistes : Isabelle Faust , David Guerrier.
• HERCULES Opéra de G.F. Haendel Mise en scène : Luc Bondy Direction : William Christie Opéra National de Paris/ Festival d’Aix Prix du Public Festival de Prague
• TRIPTYQUE PIERROT LUNAIRE LES TRETAUX DE MAITRE PIERRE RENARD Opéras de Falla, Schoenberg, Stravinsky Mise en scène : K.M Grüber Direction : Pierre Boulez Wiener Festvochen/ Festival d’Aix
• OTELLO Opéra de G.Verdi Mise en scène : Lev Dodine Direction : Zubin Mehta Maggio Musicale Florence (Direct)
• DON GIOVANNI Opéra de W.A. Mozart Mise en scène : Peter Brook Direction : Daniel Harding Festival d’Aix en Provence
• LE TOUR D’ECROU Opéra de Benjamin Britten Mise en scène : Luc Bondy Direction : Daniel Harding Festival d’Aix en Provence Diapason d’or Grand prix de l’académie Charles Cros
• LE COURONNEMENT DE POPEE Opéra de Claudio Monteverdi Mise en scène : Klaus Michael Grüber Direction : Marc Minkowsky
Média Festival d’Aix en Provence (Direct)
• L’ECLIPSE DE LA DAMNATION « La damnation de Faust » par la Fura Dels Baus Festival de Salzbourg


RENCONTRE - DEBAT
a v e c   l e   p u b l i c








Extrait vidéo







D E S   L I E N S
p o u r   a l l e r  p l u s  l o i n

 




Henri Dutilleux sur la base de documentation sur la musique contemporaine du site de l 'Ircam